PMA / GPA : une fracture générationnelle

PMA / GPA : une fracture générationnelle
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Dimanche 6 octobre avait lieu une manifestation contre la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes. Cette manifestation fait suite au vote de l’Assemblée nationale en faveur de l'ouverture de la PMA aux couples lesbiens et femmes célibataires.

La PMA : un sujet qui divise fortement les Français

Plus d’un Français sur deux se dit favorable à la PMA pour toutes (57%). Si davantage de femmes se montrent plus  enclines sur cette question que les hommes (63% vs. 52%), on constate surtout que les plus jeunes approuvent davantage la PMA que leurs aînés (72% des 18-24 ans vs. 47% des 55+).

D’autres chiffres sur la PMA…

 

Que pensent les Français de la GPA ?

En France, la Gestation Pour Autrui (GPA) est interdite. Certains pays ne permettent la GPA qu'à condition que la mère porteuse ne reçoive aucune rémunération, c'est-à-dire si la gestation pour autrui est altruiste. C'est le cas de l'Australie, du Canada, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Chypre, du Danemark, de la Hongrie, d'Israël et de plusieurs États des Etats-Unis.

Lorsqu’on interroge les Français, près d’un sur deux se positionne en faveur de la légalisation de la GPA en France (46%). Les 55+ sont moins enthousiastes à cette idée que les 25-34 ans (40% vs. 56%). En parallèle, il est intéressant de constater que les avis divergent en fonction des régions : 55% des habitants du Nord-Ouest de la France sont pour la GPA, contre 37% des habitants du Sud-Est.

Les Français ont plus de mal à se positionner concernant la légalisation de la GPA uniquement altruiste. Alors que 38% des Français se prononcent en faveur de cet encadrement de la GPA, 38% y sont opposés et près d’1 Français sur 5 préfère ne pas donner son avis sur le sujet (24%). Toutefois, les 55+ restent la génération la plus réfractaire, puisque 46% déclarent être contre cette idée.

Que pensent les Français du DPI (diagnostic pré-implantatoire) ?

Le DPI est une technique de dépistage des embryons conçus par fécondation in vitro, avant que ces embryons ne soient implantés pour une grossesse. Aujourd’hui, ce dépistage est réservé aux couples porteurs d’une maladie génétique grave (comme la mucoviscidose), afin d’éviter sa transmission.

Un peu plus d’un tiers Français considère que le DPI est un moyen d’éliminer tout handicap et émettent un avis positif sur la question (36% vs. 42% des 55+). De plus, près d’1 Français sur 5 (19%) considère que cela permet d’améliorer l’efficacité des FIV (fécondation in vitro). En revanche, 12% des Français y voient un risque d’eugénisme ou de « bébé médicament » et 2% trouvent qu’il s’agit d’un moyen d’éliminer tout handicap et émettent un avis négatif sur la question.

 

Méthodologie 

Etude Omnibus réalisée du 16 au 17 octobre 2019 auprès de 1 027 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

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