Etude internationale : les effets du changement climatique

Etude internationale : les effets du changement climatique
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Une nouvelle étude YouGov menée auprès de 30 000 personnes dans 28 pays et régions révèle des différences d’attitude notables entre l'Est et l'Ouest.

Le changement climatique n'a peut-être jamais été aussi fermement ancré dans la conscience collective qu'aujourd'hui. Alors que la militante Greta Thunberg s'apprête à prendre la parole au Sommet des Nations Unies sur le climat (23 septembre), une nouvelle étude internationale YouGov révèle les différentes attitudes face au changement climatique à travers le monde.

La responsabilité de l’Homme dans le changement climatique est largement reconnue

Le fait que l’Homme soit au moins en partie responsable du changement climatique est un point de vue partagé par la majorité des habitants de la planète. Les Indiens sont les plus nombreux à penser que l'activité humaine est la principale raison du changement climatique (71%).

A contrario, les Norvégiens et les Saoudiens sont les moins enclins à le penser (35%). 36% des Norvégiens et 48% des Saoudiens pensent que l'humanité est partiellement responsable du dérèglement climatique.

Selon les pays, seulement 0 à 6% des gens pensent qu'il n'y a aucun changement climatique, et 1 à 9% disent que le changement climatique se produit, mais qu'il n'a rien à voir avec les activités humaines. Dans les deux cas, c'est aux États-Unis que ces points de vue sont les plus susceptibles d'être exprimés.

La plupart des gens s'attendent à ce que les changements climatiques aient un impact important ou modéré sur leur vie.

Le changement climatique n'est pas seulement perçu comme quelque chose qui n’arrive qu’aux autres. Partout dans le monde, les gens ont tendance à s'attendre à ce que le changement climatique ait un impact important ou modéré sur leur propre vie.

On remarque cependant un écart notable entre les régions de l'Est et de l'Ouest. Les habitants des pays de l'Est et du Moyen-Orient sont comparativement plus nombreux à penser que les changements climatiques auront beaucoup plus d'impact que les habitants des pays de l'Ouest. Par exemple, alors que 75% des Philippins et 65% des Qataris s'attendent à voir leur vie bouleversée dans une large mesure (le taux le plus élevé en Asie et au Moyen-Orient respectivement), en Europe, la nation la plus inquiète est l'Espagne, avec seulement 32%. Les pays nordiques se situent tout en bas de l'échelle : entre 10 et 14% des personnes qui habitent ces pays pensent que le changement climatique va bouleverser considérablement leur vie.

Beaucoup croient que les pires scénarios sont maintenant envisageables…

Dans tous les pays, la majorité des habitants pensent que le changement climatique entraînera de graves dommages sur l'économie mondiale, la disparition de certaines villes en raison de l'élévation du niveau de la mer, le déplacement massif de populations de certaines régions du monde vers d'autres régions et des petites guerres.

Les résultats sont plus nuancés lorsqu'on aborde la possibilité que les changements climatiques entraînent une nouvelle guerre mondiale ou une extinction de l’espèce humaine. Les pays occidentaux sont les moins enclins à anticiper une nouvelle guerre mondiale ou une extinction de l’espèce humaine (rejoints dans ce dernier cas par les pays du Moyen Orient).

…Mais il n'est pas trop tard pour les arrêter si nous prenons des mesures radicales.

Les pires effets du changement climatique peuvent encore être évités, mais un changement radical sera nécessaire pour cela. Il s'agit d'une croyance majoritaire dans tous les pays, allant d'un minimum de 50% aux Etats-Unis à un maximum de 82% en Espagne. Les Finlandais et les Suédois sont les plus optimistes et pensent que les pires effets peuvent être évités en maintenant les efforts actuellement entrepris (21 %), tandis que les Indiens sont les plus résignés à l'idée que rien ne peut maintenant être fait pour éviter le pire scénario (22 %), suivis de près par les Français (20%).

Le « changement radical » le plus envisagé est la réduction de la consommation. Dans 24 des 28 pays étudiés, le ralentissement du rythme de consommation des ressources est le moyen privilégié pour lutter contre le changement climatique, plutôt que de compter sur l'innovation technologique.

Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous... mais ce que vous et votre pays pouvez faire pour lutter contre le changement climatique.

Tout en pensant qu'il est nécessaire de prendre des mesures radicales, les individus admettent également leurs nations et eux-mêmes peuvent davantage contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Dans 25 des 28 pays interrogés, la population est plus encline à dire que son pays « pourrait faire plus » pour lutter contre le changement climatique qu'à dire qu'il « fait tout ce qu'il est en mesure de faire ». En Europe, les Espagnols et les Italiens sont particulièrement nombreux à estimer que leurs pays pourraient faire plus (86%).

Lorsqu'il s'agit de dire s’ils en font autant qu'ils le peuvent, les individus sont plus prudents, bien qu'il y ait toujours une forte tendance à croire qu'ils peuvent, à leur niveau, contribuer davantage à la lutte contre le dérèglement climatique.

La Finlande, La Norvège, la Suède et l’Australie, ainsi que la quasi-totalité des pays du Moyen-Orient, sont les zones où les populations ont le plus le sentiment de déjà faire tout ce qu'il possible de faire.

Quels sont les responsables de la situation climatique actuelle ?

Tout le monde assume sa part de responsabilité vis-à-vis de la situation climatique mondiale. Dans tous les pays, une majorité pense que les organismes internationaux, les gouvernements nationaux des pays riches comme des pays en développement, les entreprises et l'industrie, ainsi que les individus sont tous « très » ou « assez » responsables du dérèglement climatique.

Aussi, lorsqu'on demande aux populations quels sont les pays à blâmer, la Chine et les États-Unis sont principalement montrés du doigt, suivi par l'Inde en troisième position.

Et qui a le pouvoir d’arranger cette situation ?

Tous les pays ont le sentiment très fort que tous les acteurs énumérés ci-dessus ont le pouvoir de lutter contre le changement climatique, à l’exception de certains pays européens, au sein desquels les gens pensent que les individus n'ont pas assez de pouvoir pour contribuer à la lutte. Les gens semblent particulièrement désemparés en Allemagne et en Norvège, où 54% affirment que les individus ont peu ou pas de pouvoir pour lutter contre le changement climatique.

 

Méthodologie

Etude réalisée du 11 juin au 22 juillet 2019, auprès de 30 000 personnes dans 28 pays. Toutes les enquêtes ont été menées en ligne. Les échantillons sont représentifs de la population nationale. En Chine, Thaïlande, Vietnam, Egypte, Inde et Indonésie, les échantillons sont représentatifs de la population en ligne.

 

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