Résultats du Baromètre YouGov France / Le Huffington Post / I>télé de Mars 2015

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Après 3 mois consécutifs de hausse, la cote de popularité de l’exécutif retombe légèrement

Moins d’un mois avant les élections départementales, les dirigeants François Hollande et Manuel Valls voient en mars leurs cotes de popularité diminuer. Cela met fin à une hausse qui aura duré 3 mois consécutifs, et avait gratifié le Premier Ministre de 35% d’opinions positives (+12 points entre novembre et février) et le président de 22% d’opinions favorables (+10 points sur la même période). Malgré l’arrêt de cette période faste pour le couple exécutif, celui-ci se maintient à des niveaux de popularité assez élevé.

François Hollande compte ce mois-ci 21% d’opinions positives (-1 point par rapport au mois de février). Le Président perd ce petit point de popularité du fait d’un déficit de confiance au sein même de sa propre famille politique (PS, EE-LV) : 59% d’entre eux le jugent favorablement en mars (-6 points). Il reste constant, voire améliore son image parmi les sympathisants d’autres formations politiques, notamment chez les partisans d’extrême gauche, où sa popularité passe de 20 à 29% (+9 points).

Manuel Valls accuse une baisse de popularité plus importante que celle du Président ce mois-ci : 32% d’opinions favorables, -3 points par rapport à février. Dans cette même logique, la part de Français ayant une opinion négative du Premier Ministre augmente, passant de 56% à 60% de la population en mars. Cette évolution traduit une désapprobation de son action dans presque toutes les tranches de l’électorat, FN excepté (où le Premier ministre gagne 1 point, et atteint 18%). Ainsi, Manuel Valls perd la plus grande partie de sa popularité au sein des formations PS et UMP (-4 points dans chacune d’entre elles, respectivement 65% et 25% d’opinions favorables), LO/NPA/PG/PCF (28%, -3 points) et au centre (36%, -1 point).

Malgré une popularité qui évolue de prime abord négativement ce mois-ci, le couple exécutif parvient à se maintenir relativement haut dans l’opinion, grâce à des points de popularité prudemment capitalisés depuis le mois de novembre 2014.

En termes de sujets de préoccupation des Français, alors que les chiffres du chômage ont baissé pour la 1ère fois depuis 2007, le chômage et l’emploi restent à la première place (37%, -1 points). Suivent la protection sociale, second thème de préoccupation pour les Français (13%, +1 point), l’immigration, qui progresse ce mois-ci (12%, +1 point), et la dette et les finances publiques (8%, +1 point).

Le gouvernement regagne progressivement la confiance des Français

L’équipe ministérielle, qui a elle aussi capitalisé une certaine popularité dans l’opinion au cours du mois précédent (22% d’opinions favorables en février, +7 points par rapport à janvier), parvient à se maintenir, avec toujours 22% d’avis favorables sur son action en mars. Si les sympathisants socialistes sont moins nombreux à approuver son action (61% d’opinions favorables, -4 points), les autres franges de l’électorat sont plus clémentes avec le gouvernement ce mois-ci (26% d’opinions favorables à l’extrême gauche, + 5 points, 16% au centre, +10 points, 6% pour les sympathisants UMP et FN, +1 point).

En dépit d’une popularité stagnante, le gouvernement continue sa progression sur plusieurs items politiques et sociétaux clefs : plus d’un tiers des Français (36%) estime que le gouvernement « a de bonnes intentions » (+ 2 points par rapport à février), et ils sont tout aussi nombreux à considérer qu’il est « prêt à prendre des décisions impopulaires si elles sont bonnes pour le pays » (36%, + 3 points). Près d’un Français sur trois souligne la « clarté » de sa ligne politique (28%, +3 points), 23% considère qu’il  « va de l'avant, et propose des mesures modernes » (+ 2 points), et 21% des Français s’accordent sur le fait que le gouvernement « prône une société dans laquelle [ils] souhaite[nt] vivre » (+2 points).

Les Français portent un intérêt limité aux départementales

Interrogés sur les élections départementales qui se tiendront les dimanches 22 et 29 mars dans le but d’élire les conseillers départementaux, les Français semblent réservés quant au fait de se rendre aux urnes, et pointent une division des partis politiques.

Si le maire est, et de loin, l’élu dont les Français se sentent le plus proche (39%), ils le sont beaucoup moins des conseillers départementaux, cités par seulement 5% de la population. Un chiffre qui peut expliquer l’intérêt limité que portent les électeurs aux prochaines élections départementales : en effet, seuls 5 Français sur 10 (52%) déclarent être « très intéressé(e) » ou « plutôt intéressé(e) » par ces élections. Les franges extrêmes de l’électorat sont celles qui montrent le moins d’engouement : 59% des Frontistes et 57% des sympathisants d’extrême gauche disent s’y intéresser, à comparer à 65% des sympathisants socialistes, 64% des centristes et 61% des sympathisants UMP.

Paradoxalement, et comme c’est le cas lors de chaque élection d’ampleur nationale, ce sont aussi les partisans des extrêmes qui se déclarent les plus certains d’aller voter. Alors que 36% des Français se déclarent « Certains d’aller voter », cette proportion grimpe à 43% chez les partisans d’extrême gauche, et 46% chez les partisans du Front National (à comparer à 35% des centristes, 38% de l’électorat UMP et 39% de l’électorat PS-EELV).

Concernant les motivations de ce vote, 12% des électeurs disent qu’ils se rendront aux urnes pour s’exprimer sur des enjeux nationaux, 23% sur des enjeux départementaux, et 44% sur les deux.

Enfin, lorsqu’on demande aux Français de se prononcer en faveur ou en opposition à la suppression des départements (une piste qui avait été envisagée dans la réforme territoriale actuellement en élaboration), l’opinion n’exprime pas un avis très tranché : 37% l’envisageraient, mais 49% se déclarent défavorables à leur suppression.

Les résultats détaillés du Baromètre ici

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