Brexit : une machine en route

Brexit : une machine en route
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Le 30 mars dernier, la Grande-Bretagne a entamé son divorce avec l’Europe. Il est désormais temps pour les Britanniques d’imaginer leur futur, sans l’Union européenne.

D’un point de vue économique, les premiers pas du Brexit semblent créer de l’inquiétude. Près d’un Britannique sur deux considère que l’économie anglaise va se détériorer dans l’année à venir (46%). Cet état d’esprit se propage dans les foyers puisque 37% des Britanniques présument que leur situation financière va se dégrader au cours des 12 prochains mois. Ces incertitudes ne sont pourtant qu’un ressenti, puisque les récentes évolutions de l’économie britannique défient les pronostics alarmistes des experts. Le pays enregistre la meilleure croissance du G7 avec 0,7% du PIB, pour les trois derniers mois de 2016. Les premiers mois de 2017 semblent confirmer cette évolution positive. Il reste désormais à savoir si les prévisions négatives du Brexit ont été évitées, ou juste repoussées.

La situation politique est plus encourageante, puisque la Grande-Bretagne est le pays qui approuve le plus l’action du gouvernement (34%), parmi 6 pays européens interrogés :

Si les Français (37%) et les Allemands (40%) semblent les plus critiques quant à une visite de Theresa May dans leur pays respectifs, les pays scandinaves semblent pour autant plus ouverts à cela :

La popularité du Premier ministre britannique dans les pays européens est un aspect primordial. En effet, Theresa May aura fort à faire pour négocier au mieux une sortie avantageuse pour la Grande-Bretagne. Les problématiques liées à l’accès au marché européen, aux futurs accords douaniers mais également à l’avenir des ressortissants britanniques en Europe sont autant de sujets sur lesquels il faudra éviter les tensions, au risque de créer des blocages, voire des impasses.

D’un point de vue international, le Brexit est une opportunité de renforcer les relations diplomatiques et économiques avec les Etats-Unis - « partenaire particulier » de longue date. Les Britanniques sont les premiers à considérer l’allié américain comme primordial sur la scène internationale (52%) et se sentir proche des Etats-Unis (61%).

Malgré le fait que 43% des Britanniques voient l’élection de Donald Trump comme un risque d’éloignement (vs 75% des Allemands), la Grande-Bretagne reste la moins critique dans le cas d’une visite du président américain sur son sol.

Stratégiquement, un partenariat avec les Etats-Unis représente une opportunité de garantir le soutien d’une grande puissance, et l’accès à un grand marché international, deux éléments que la Grande Bretagne risque de perde si elle échoue à faire du Brexit un « divorce à l’amiable » avec l’Europe.

Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir de la Grande-Bretagne, mais également pour celui de l’Europe. Celle-ci doit efficacement faire face à la plus grande crise de son histoire, afin d’endiguer les sentiments anti-européens, et empêcher le risque de sortie d’un autre membre de l’Union.

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